Cyclo Randonneur Briviste

Brevet cyclomontagnard français (BCMF) des Vosges du sud

8 et 9 juillet 2023

C’est en octobre 2022 que je décide de participer au BCMF des Vosges du Sud à Remiremont.
Après ma contamination par le coronavirus en mars 2020, je suis sorti de l’hôpital avec une perte musculaire totale. Deux années furent nécessaires pour remonter la pente avant de retrouver de bonnes sensations et d’envisager des randonnées cyclistes, en particulier dans le cadre d’un BCMF.
J’avais conscience de la nécessité d’une préparation minutieuse ou à tout le moins sérieuse car, outre les séquelles de la Covid, un deuxième élément a son importance : mon âge !

Le dernier BCMF où je me suis inscrit est celui du BRA en 2019. Je n’ai malheureusement pas pu le faire à cause d’une gastro-entérite l’avant-veille du départ ! Mais j’ai pu malgré tout, le temps de mon séjour de quinze jours, gravir quelques cols alpins (Galibier, montée de l’Alpe d’Huez, l’Izoard, les Deux-Alpes).
Deux questions qui se posent à moi : quelle distance choisir, sur un ou deux jours, et sur un vélo sans ou avec assistance électrique.

J’opte, donc, pour le BCMF des Vosges du sud pour deux raisons : je ne connais pas la région et les cols ne sont pas très hauts.

Malheureusement, en raison de divers problèmes de santé au cours du premier trimestre 2023, ma préparation physique est retardée et ce n’est que fin avril que je peux reprendre l’entraînement et, ainsi, arriver à Remiremont, lieu du départ de ce BCMF, avec quelques 2 300 km dans les jambes. Mais insuffisants pour envisager de le faire sur un jour avec mon vélo normal.

Et c’est ainsi que je choisis la randonnée sur deux jours avec mon VAE Lapierre.
Nous avons réservé les huit jours précédents le week-end du BCMF dans une auberge à 12 km de Remiremont que je recommande (la Vigotte à Girmont Val d’Ajol) au sein de la forêt vosgienne afin d’avoir le temps de parcourir ensemble (avec Claudine) la région qui offre des pistes cyclables, quelques cols abordables et de beaux points de vue.

Le samedi – 104 km

Départ de Remiremont, par la piste cyclable, vers la vallée de la Haute Moselle pour aborder le premier col de cette randonnée : les 5 km du col de Morbieux (791 m), certes court mais avec un passage sur 500 m à 11% ! La descente, rapide, nécessite beaucoup de concentration car le revêtement est mauvais. Arrivée au premier ravitaillement, copieux (à la corrézienne !) assorti d’un accueil chaleureux.

Puis, en passant par Cornimont, classée station verte, dans la vallée de la Moselotte, direction vers la deuxième difficulté : la Croix de Moinats (870 m) (le tour de France 2023 y est passé) avec quelques passages rudes (10 %), route agréable et de très beaux points de vue sur le massif vosgien. La descente est rapide sur une route large à l’excellent revêtement.

Deuxième contrôle à Gerbamont aussi sympathique que le premier puis traversée du village du Tholy, rare village construit à flanc de coteau et pourvu de nombreux artisans soit du cuir soit du tissu.

Le Haut du Tôt (865 m) nous attend, plus haut village des Vosges, par une belle et difficile montée, offrant là aussi de magnifiques paysages. L’église du village, particulière, a été bâtie bénévolement par les habitants en 1832.
C’est la dernière descente avant d’aborder la quatrième difficulté : les 4 km du col du Singe (722 m) (personne n’a encore vu l’animal !), ascension certes courte mais difficile avec des passages de 8 % à 11 % et un revêtement quelconque m’obligeant non seulement à utiliser le plus petit braquet mais, aussi, l’assistance la plus élevée. Grande satisfaction en haut du col pour cette première journée de ce BCMF avant de redescendre vers Remiremont.

 

Le dimanche – 115 km

Après une bonne nuit de récupération, me voilà prêt à aborder la deuxième journée avec un circuit plus pentu (2 315 m de dénivelé) et plus long.

Au départ de Remiremont, on aborde le col de la Demoiselle par la route des forts très agréable, longeant la forêt vosgienne. Cette route doit son nom aux quatre forts de la ligne Séré de Rivière, construits entre 1874 et 1879, après l’annexion de l’Alsace Lorraine, pour parer à une éventuelle invasion allemande par la vallée de la Moselle. Elle passe près de l’auberge où nous logeons et serpente sur une crête, le plateau saônois, pays des mille étangs, espace sauvage surnommé la petite Finlande, offrant aussi une vue plongeante sur la vallée. L’abord du col du Mont de Fourche (620m) se fait aisément. Premier contrôle à Frahy tout aussi accueillant et fourni.
On se dirige, par Miellin, vers les 3,5 km du col des Chevrères, le plus haut, culminant à 919m, très pentu avec un passage à 15 % sur 800 m environ. J’ai bien cru mettre le pied par terre, mais cela n’a pas été le cas. Ouf ! Après la traversée du village de Belfahy, plus haut village de la Haute Saône, je rejoins le deuxième ravitaillement au pied de la montée de la fameuse Planche des Belles Filles  que j’ai renoncée de grimper par crainte de manquer d’assistance électrique pour l’ultime montée vers le ballon de Servance, par une route ombragée très agréable, longue de 13 km, avec une pente moyenne de 5 %. C’est le point culminant du département de la Haute Saône à 1 160 m. Puis direction le col des Croix et le Thillot pour le dernier ravitaillement avant de regagner Remiremont.

Conclusion

Très beau BCMF, bien organisé par une équipe sympathique et accueillante, dans une région très boisée, près des ballons d’Alsace que je n’ai pas grimpés (sauf en voiture). À retenir, le fait que, chaque jour, j’ai eu besoin de toute l’assistance électrique de mon vélo
Je ne peux que la recommander à celles et ceux qui voudraient la faire. Découvrir aussi cette cité de Remiremont et son patrimoine mais aussi des villes proches comme Gérardmer ou Épinal.

Louis-Charles Barnier

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